Outils personnels
Vous êtes ici : Accueil Gestion de la forêt Reconnecter les zones de la forêt coupées par les axes routiers et ferroviaires

Reconnecter la forêt de Soignes

De nombreux axes de circulation traversent la Forêt de Soignes, rompant ainsi la cohésion du paysage forestier et rendant difficile ou impossible la traversée de ces voies par les animaux et les plantes. Aussi Bruxelles Environnement a commandé une étude pour tenter de diminuer l’impact sur la faune et la flore de deux axes importants : la chaussée de la Hulpe et la ligne de chemin de fer 161.

 

L’analyse de la situation

Proches l’une de l’autre, ces deux axes ont toutefois des impacts très différents.

La chaussée de la Hulpe avec un trafic d’environ 16.000 véhicules par jour, soit un véhicule toutes les 5-6 secondes, décourage les animaux de la traverser.  Ils ne le font que par nécessité – par exemple quand ils sont poursuivis – et généralement à des endroits fixes.  Dans le cas du chevreuil et du sanglier, l’étude a montré que les principaux lieux de traversée se situent dans la partie nord de la voie routière. Ces traversées engendrent des collisions régulières qui blessent ou tuent les animaux.

La Ligne 161 voit passer un train toutes les 8 à 12 minutes. Fréquence qui avec l’arrivée du RER va encore augmenter. Le passage des trains ne représente pas un flux continu, ce qui permet un certain passage. La structure des voies, comme la structure de la route, constitue toutefois une barrière importante pour les animaux lents et de petite taille, comme les amphibiens et les  reptiles qui sont par ailleurs dépendants d’habitats spécifiques pour leurs déplacements.

 

Les pistes de solution

Pour passer ces obstacles, des solutions techniques existent.  Parmi celles-ci, le meilleur résultat écologique est obtenu avec des connections qui restaurent localement la structure paysagère comme les Ecoduc et les Ecoviaduc qui passent respectivement en-dessous ou au-dessus des axes.  Avantage de ces structures : elles permettent un usage partagé avec les promeneurs, cyclistes et cavaliers et autres usagers de la forêt pour qui la traversée des axes de circulation pose également problème. Le partage devra toutefois être bien réfléchi pour qu’il permette une cohabitation harmonieuse entre humain et nature.

En conclusion, l’étude préconise :

  • Un large écoduc uniquement pour la faune et la flore (>60m) construit au nord de la drève des Bonniers, au dessus de la voie ferrée.

  • Un large écoduc (>60m) construit au nord de la drève des Bonniers, au-dessus de la chaussée de la Hulpe qui servirait également de passage pour les promeneurs, les cyclistes et les cavaliers.

  • En complément de cela, des passages pour la petite faune seraient aménagés le long des deux axes de circulation à intervalles réguliers, ainsi que des dispositifs propres à certaines espèces à des endroits spécifiques.

 

 

>>> Pour plus de renseignement découvrez le diaporama de cette étude faite par Stéphane Vanwijnsberghe.

 


 

Par Barbara de Radiguès (Coordinatrice) - Dernière modification 17/08/2009 12:49
Actions sur le document