Les brèves de la Plateforme
La prochaine après-midi de rencontre de la Plateforme aura lieu le dimanche 4 octobre de 14 h. à 17 h.
Une occasion de découvrir un aspect moins connu de la forêt et de se rencontrer entre acteurs et usagers. |
GREEN asbl est engagée pour coordonner les activités qui découlent de la charte de collaboration entre associations de jeunesse et gestionnaire des espaces verts de la Région bruxelloise. Un site vous tiendra au courant de leurs activités.
En forêt de Soignes, le prochain rendez-vous sera le dimanche 15 novembre
2009 pour la seconde édition de «Soigne ta forêt».
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La Plateforme a tenu le stand forêt avec Bruxelles-Environnement et les Amis de la forêt de Soignes à fête de l’environnement, le 7 juin. Une occasion de mieux faire connaître le poumon vert de la Région.
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Vous organisez des activités en forêt de Soignes, faites en la publicité via le site de la plateforme et la revue « Vue sur Soignes ». Pour le numéro automne-hiver 2009, nous avons besoin du calendrier de vos activités d'ici le 20 juillet, envoyez-les nous par mail. |
Compte rendu d'une après-midi autour de l'eau en forêt de Soignes
14 juin 14h, il pleut des cordes… Temps de circonstance pour les débuts d’une ballade au fil de l’eau en forêt de Soignes. Une dizaine de personnes ayant bravé les caprices du temps ont ainsi eu l’occasion de découvrir les différents plans d’eau du domaine du Rouge-Cloître : la rivière, les 5 étangs en cascade, les deux sources et les mares. |
Le parcours commence par une présentation du site et des travaux de restauration en cours. Erik De Schrijver, passionné en charge de la coordination du chantier pour Bruxelles Environnement, nous raconte l’histoire du lieu depuis l’arrivée de quelques ermites au 14ème siècle en passant par les périodes industrielle et romantique, nous présente l’ambition du projet, ses difficultés, le phasage des travaux et enfin, ses affectations actuelles et futures. La maison du portier redeviendra le lieu d’accueil du Rouge-Cloître ; l’aile qui jouxtait l’église de l’Abbaye redeviendra après restauration un centre horeca ; la circulation automobile sera réduite aux alentours du site. A l’avenir, il ne sera donc plus question de traverser le site en voiture ; seules quelques places de parking faciliteront l’accès aux personnes à mobilité réduite. |
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La parole était ensuite donnée à Renaud Boquet qui nous explique les flux et la gestion aquatique du site par Bruxelles Environnement. Deux principaux défis semblent le mobiliser : reconstruire dans les différents plans d’eau une réelle diversité biologique et gérer le flux et la qualité des eaux de ruissellement venues entre autres des autoroutes avoisinantes. Un premier chantier a donc été mené qui a curé les étangs 4 et 5, rendant quelque clarté à l’eau. Condition indispensable à la bonne gestion de tels sites. Le gestionnaire nous explique combien leur gestion est délicate tant leur réaction à toute forme de pollution, de dégât est rapide et marquée. Un second chantier visait donc à ralentir le flux des eaux de ruissellement, à créer des mares pour les « laver ». Cette solution n’est toutefois que transitoire puisque des aménagements qui détourneront les eaux directement à partir du Viaduc des 3 fontaines sont prévus. Lorsqu’ils seront réalisés, Bruxelles-environnement achèvera les curages par l’étang n°1. Mais rassurons-nous, le site est déjà en bonne forme… en témoigne un beau brochet perçu au détour du chemin. Seul l’étang n°3 accueille encore les pêcheurs, sa superficie et ses deux mètres de profondeur lui permettant d’accueillir sans trop de dommage la quantité de poisson nécessaire à l’exercice de l’art de la pêche à cet endroit. |
| Et Renaud Boquet de nous rappeler que l’ensemble de ces étangs constitue également une formidable éponge pour lutter contre les inondations, chaque étang pouvant monter son niveau d’eau de 30 centimètres. Sur ces bonnes paroles, le soleil pointait son nez et mettait une note nouvelle au cadre merveilleux de l’abbaye du Rouge-Cloître. Il restait donc aux participants de prendre un verre, d’échanger quelques adresses entre fins connaisseurs de la forêt et de se faire rendez-vous à la prochaine après-midi de la plateforme fixée au 4 octobre 2009. |
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Les reptiles en Forêt de Soignes : discrets et fragiles
Probablement ne les avez-vous jamais rencontrés dans notre belle forêt tant ils sont localisés et d'une rare discrétion… L'évolution du paysage forestier de ces dernières décennies ne leur a pas laissé beaucoup de place et il ne faudrait pas grand chose pour qu'ils rejoignent à jamais leurs grands-oncles les dinosaures. Mais les choses sont peut-être en train de changer pour nos amis les reptiles… |
15h00, un jour de mai. Cela fait plusieurs jours qu'il pleut à verse… Mais depuis quelques heures, le soleil, timidement, darde à nouveau ses rayons. A pas lents à travers la hêtraie cathédrale, nous suivons Noël Meeganck, ouvrier forestier de Bruxelles Environnement-IBGE. Il nous emmène dans l'un des derniers secteurs de la forêt bruxelloise qui abrite une importante population de lézards et d'orvets…
Ma présence quotidienne en Forêt de Soignes me permet de côtoyer la nature de près et ainsi d'effectuer des observations régulières de reptiles, nous explique Noël. Deux espèces sont présentes en forêt. Le lézard vivipare (Zooteca vivipara) y est très localisé. Quand à l'orvet fragile (Anguis fragilis), dont le nombre est très élevé dans les parties habitées par les lézards, il occupe plus largement le massif forestier mais de manière plus éparpillée, profitant comme les lézards des lisières et bords des chemins.
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Sous le soleil
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Lorsque nous passons de la hêtraie, sombre et fraîche, à la "clairière des lézards", l'effet du soleil se fait immédiatement ressentir. Le contraste est saisissant ! Un important tapis d'herbes sèches nous inviterait presque à faire la crêpe… Et c'est d'ailleurs ce que les lézards sont en train de faire. A un mètre de nous, l'un de ces animaux à sang froid est étalé de tout son long sur une branche morte au sol, une manière pour lui d'accumuler un maximum d'énergie afin d'activer son métabolisme…
Mais des sites propices comme celui-ci sont devenus rarissimes en forêt. Aussi, avec le soutien de sa hiérarchie, Noël et les équipes de terrain de entretiennent cette parcelle, de même que les clairières et les chemins avoisinants, en tenant compte de la présence des deux espèces : fauchage à la faux manuelle plutôt qu'à la débroussailleuse, maintien de tas de branches mortes au lieu de les broyer… |
Y a pas de lézard ?
De telles actions sont indispensables pour sauvegarder ce noyau de population mais malheureusement pas suffisantes pour assurer la survie de ces animaux en Forêt de Soignes… En effet, selon l'ouvrage Amphibiens et Reptiles de la Région de Bruxelles-Capitale (Weiserbs A. & Jacob J.-P, 2005), le lézard vivipare était naguère bien plus répandu et abondant. Il occupait les anciennes landes à bruyère (depuis souvent transformées en pineraies), comme au Blankendelle, au point que Lameere écrivait en 1914 qu'il pullulait dans tous les endroits secs. Les données actuelles de Forêt de Soignes semblent concerner un ensemble des petites populations reliées entre elles par des échanges d'individus dont les faibles effectifs occuperaient une série de sites forestiers, la trouée ferroviaire Bruxelles-Namur et des sites connexes comme le plateau de La Foresterie.
Mais si les échanges entre sites forestiers sont théoriquement possibles, pratiquement ils sont très limités comme a pu le constater Noël sur le terrain, rendant problématique le maintien des populations de reptiles à long terme. Seul un maillage écologique formé par un réseau de drèves et chemins de débardage mis en lumière, parsemés de bois mort et épargnés par le broyage des accotements permettrait aux lézards de se développer et de coloniser de nouvelles clairières, insiste Noël. De telles mesures profiteraient également à l'orvet qui occupe plus largement, mais de manière plus éparpillée, le massif forestier. Sans compter qu'une foule d'autres animaux comme les papillons en bénéficieraient. L'espoir est-il de mise ? Difficile de répondre actuellement. Affaire à suivre donc…
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> Contact et photos : Franck Hidvégi
> Pour continuer : Weiserbs A. & Jacob J.-P. (2005) : Amphibiens et Reptiles de la Région de Bruxelles-Capitale. Aves & & Institut Bruxellois pour la Gestion de l'Environnement. Bruxelles, 107p.
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