Rencontre
automnale de la Plate-forme

Le
15 octobre, au vu des jours précédents,
on pouvait s’attendre à la grisaille.
Rien de tel. Un soleil volontaire arrosait la forêt
de Soignes. Une aubaine pour le rendez-vous biannuel
de la Plate-forme, qui avait, cette fois, pris ses
quartiers sous les tonnelles de l’IBGE, plantées
pour l’occasion au parking dit des Deux Montagnes.
A
ciel ouvert donc, une quarantaine de personnes,
habituées de ces rencontres et quelques nouvelles
venues, ont pris place autour de ce kiosque de fortune.
Laissant ainsi aux curieux, la possibilité d’interrompre
un instant leurs balades pour tendre l’oreille, écouter
l’un ou l’autre orateur, s’informer
de l’événement, repartir avec,
dans la poche, un exemplaire de « Vue sur Soignes »*.
Idée pour l’été et
vente de bois
Avant
de plonger l’assistance dans l’histoire
de la forêt, un petit détour par l’actualité des
lieux est proposé. Barbara de Radigues, coordinatrice
de la Plate-forme invite à se pencher sur
l’idée d’un événement
festif pour l’été. Randonneurs, à pieds, à cheval
ou à vélo, utilisateurs de la forêt,
vos idées sont les bienvenues.
Tandis que Stéphane Vanwijnsberghe, ingénieur
forestier à l'IBGE, évoque la vente
de bois organisée par l’Institut. Chaque
année, en effet, l’IBGE procède à une
vente de bois sur pied. Cette opération vise
essentiellement à assurer une bonne gestion
de la forêt et son maintien en bonne santé.
Elle a eu lieu le 12 octobre.
Parcours
dans l’histoire et au gré des
arbres
Départ
ensuite pour un voyage dans le temps. Entre
le XVIIIe et le XIXe siècles. La forêt
de Soignies, explique Michel Maziers, historien
spécialiste des lieux, prend alors
un nouveau visage. Elle passe de l’état « sauvage » à celui
de « hêtraie cathédrale ».
Et l’historien de raconter à cet égard
l’intervention de Joachim Zinner, cet
autrichien engagé fin du XVIIIe pour
aménager la forêt. Il mènera à l’alignement
en quinconce, toujours visible, de hêtres
sur plusieurs dizaine d’hectares.
Paysage
monotone? Pour un regard peu aiguisé alors.
Et ce n’est pas celui de Jean van der
Stricht de l’association protectrice
des arbres en forêt de Soignes. L’octogénaire
emmène l’assemblée à la
découverte d’arbres « remarquables ».
Pas besoin de parcourir des kilomètres,
déjà autour des Deux montagnes,
s’en dressent deux exemplaires. Pas
question ici d’espèces rares
mais de silhouette, de circonférence,
de proportion particulières. Et voilà une
journée qui se clôture plus
riches de savoirs grâce à ces
guides hors pairs. |
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"Forêt",
le nouveau dossier du magazine Symbioses
La
forêt surveillée par le garde
forestier, terrain de jeu des mouvements
de jeunesse, écosystème protégé par
les environnementalistes, ressource exploitée
par les entreprises, lieu de ressourcement
des familles, espace géré par
les pouvoirs publics...
Ce
dossier automnal de Symbioses - le magazine
de l'éducation à l'environnement
- parcourt nos bois à la découverte
d'initiatives éducatives donnant à chacun
l'envie non seulement de vivre la forêt à sa
manière, mais aussi de participer à son évolution.
Réalisé par le Réseau
IDée, réseau d'Information et
de Diffusion en éducation à l'environnement,
voilà vingt-quatre pages d'actualités,
de réflexions, d'expériences,
d'activités, d'organismes-ressource,
d'outils pédagogiques... à destination
d’enseignants, d’animateurs, de
parents, d’éco-conseillers, d’éducateurs...
qui désirent mener des activités,
des projets ou des événements
d'éducation à l'environnement
auprès des publics jeunes et moins jeunes.
Trimestriel,
10€ /an. Egalement téléchargeable
sur www.symbioses.be.
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Améliorer
l'usage du vélo en
forêt de Soignes
Les
gestionnaires régionaux et les
associations de cyclistes autour de
la table pour faciliter la traversée
de la Forêt de Soignes à vélo.
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A
la demande des associations de cyclistes, la "Plateforme" réunissait
le 25 octobre 2006 des représentants d'associations
cyclistes - Gracq, Pro Vélo, Fietserbond,
Rando-Vélo - le manager vélo de la
Région Bruxelloise et les gestionnaire de
la Forêt de Soignes - IBGE, AMINAL et DNF.
Les associations de cyclistes souhaitaient rencontrer
les gestionnaires de la Forêt de Soignes
pour améliorer les possibilités de
circulation à vélo en Forêt.
Vue
l’étendue de la problématique,
les partenaires au dialogue ont choisi de s’en
tenir à l’usage du vélo comme
moyen de transport pour rentrer ou sortir de Bruxelles
et n’ont pas abordé, par exemple,
la question de la pratique du VTT.
Ce
processus s’est déroulé en
trois temps. Un temps de préparation par
le Gracq d’Auderghem (accompagné d’Athanor-médiations,
coordinatrice de la plateforme) d’un document établissant
un état des lieux de la situation et identifiant
les points de difficulté qu’il y a
avait lieu d’examiner en dialogue. Un temps
d’approbation de ce document par les autres
organisations de cyclistes invitées au processus – Pro
Vélo, le Fietserbond, Rando-vélo. Le temps
proprement dit des échanges avec les gestionnaires
des différentes Régions; occasion d'échanger
les points de vue et de prendre certains engagements
pour
l'avenir.
Citons entre autres...
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La
borne de Charles-Quint
Un
peu d'histoire en Forêt de Soignes...
Un
article de Marc Naegels, association
protectice des arbres en Forêt de
Soignes
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En
empruntant la drève de Lorraine, vous êtes
peut-être passé des centaines
de fois à quelques dizaines de mètres
de cette borne, mais sans la voir. Pourtant
elle n’est pas tellement bien cachée
et il est très facile de lui rendre
une petite visite.
Elle
est située très exactement au
centre d’un petit rectangle formé par
ladite drève de Lorraine, la drève
des Enfants Noyés, le chemin cavalier
parallèle à la drève de
Lorraine et la drève du Caporal. Elle
est parfaitement visible avec un peu d’attention.
Selon
certains cette stèle daterait du
XVII ème siècle, selon d’autres,
du temps de Charles-Quint qui avait fait
borner tout le périmètre
de la forêt par de petits monolithes
assez semblables à celui-ci (à la
fin du XVIII ème, ils se comptaient
encore à 4171 pièces). Le
souverain avait voulu mettre fin aux nombreux
empiétements des riverains sur les
lisières de la forêt. Jusqu’alors
les limites étaient marquées
parfois par un fossé et un talus,
parfois par des arbres ou des souches.
Certains n’hésitaient cependant
pas à combler les fossés
et à déplacer les talus pour
agrandir leur propriété.
Toujours est-il que cette pierre figure
sur une carte datant de la deuxième
moitié du XVII ème siècle.
Mais
la stèle qui nous occupe ne fait pas
partie de ces bornes de la forêt. Elle
indiquait simplement que l’on se trouvait à une
lieue de la porte la plus proche de Bruxelles,
celle du Coudenberg.
Elle est faite en grès et a subi quelques outrages du temps et des bûcherons
qui, paraît-il, y aiguisaient leurs couteaux. Sur une des faces, on voit
la croix de Bourgogne faite de deux bâtons noueux en croix, sur une autre
un écu suspendu à une lanière et sur la troisième
un cor de chasse, car le carrefour qui se trouve au nord de la pierre servait
de lieu de rendez-vous des chasseurs sous le gouvernement de Charles de Lorraine
et s’appelait le Relais de la Haute Borne. |
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Si
vous voulez la voir, garez votre voiture sur
le petit parking en face de l’avenue
Van Bever et marchez 300 mètres vers
Bruxelles, elle se trouve alors à votre
gauche.
Vous
avez également un aspect de Forêt de Soignes
à faire découvrir?
Envoyez votre article à Barbara
de Radiguès, barbara@soignes-zonien.net,
77 rue A. Bréart, 1060 Bruxelles ou 0479/78.24.54.
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L'automne
et les oiseaux en Forêt de Soignes
A
la découverte des oiseaux...
Un
article de Madeline Hammond, candidate
guide nature
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Sittelle torchepot
© Madeline
Hammond
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L’automne
est un moment de changements spectaculaires
où toute la faune et la flore doit
s’adapter en prévision des grands
froids de l’hiver. Certains oiseaux
quittent nos contrées pour les régions
plus chaudes. D’autres oiseaux nous
viennent du nord de l’Europe et les
sédentaires restent chez nous à moins
d’un hiver extrêmement rigoureux. Voici
quelques oiseaux que nous pouvons rencontrer
lors d'une balade en Forêt de Soignes.
Notre rougegorge familier reste
ici en hivers et il est d’ailleurs observable
dans des meilleurs conditions car les arbres
sont dépourvu de leur feuilles. Il est
un des rares oiseaux à chanter toute l’année.
Il est très territorial et n’hésite
pas à se battre avec un congénère.
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2006
est bonne année pour les faînes,
nous pouvons donc admirer des grands rassemblements
de pigeons ramiers très friands du fruit
du hêtre. Nos ramiers sont sédentaires
par contre nous accueillons en hiver les ramiers
venus du nord et de l’est de l’Europe.
Les pinsons des arbres font
aussi bonne pitance des faînes mais aussi des fruits du charme.
Nous avons la visite de son cousin le pinson du
nord qui lui passe la belle saison au nord ! On
les observe sautillant le long des chemins forestiers.
Les plantes aux fruits charnus comme le sureau,
le sorbier des oiseleurs, le mûriers et plus
tard le lierre seront très utiles à la
survie du merle noir, de la mésange charbonnière
et de la grive musicienne entre autres. La colorée
sittelle torchepot passe toute l’année
avec nous. Son « tuit » caractéristique
nous fait lever la tête à mi-hauteur
des arbres. Les oiseaux opportunistes comme
les corneilles noires n'ont pas trop de soucis pour
ce nourrir. Nos chouettes hulottes nichent
très
tôt dans l'année, on pourra déjà les
entendre la nuit à partir de fin février.
Elles font un nid dans un trou d'arbre, un vieux
nid d'écureuil ou de corneille. Les fauvettes,
insectivores, sont contraintes au départ
et volent jusqu’en Afrique pour y trouver
leur nourriture préférée.
Mais elle reviennent dès le printemps.
Alors n'oubliez pas vos jumelles
et vos oreilles avant de partir en forêt
cet automne!
(Références
:
www.oiseaux.net – www.cowb.be)
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Vous
avez également un aspect de Forêt
de Soignes à faire découvrir?
Envoyez votre article à Barbara de Radiguès, barbara@soignes-zonien.net,
77 rue A. Bréart, 1060 Bruxelles ou 0479/78.24.54.
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